Breaking news : rencontre avec Marina Berger, fondatrice de la marque Océopin

À 34 ans, Marina Berger est une mumpreneur épanouie et engagée. Après un parcours atypique dans l’édition, elle décide de rejoindre l’aventure familiale : bordelaise, son père récolte depuis plus de 35 ans dans le massif forestier d’Aquitaine des pommes de pin pour en extraire ensuite la graine, qui sert à replanter des arbres. Une rencontre va bouleverser le cours de leur histoire : « Mon père a rencontré un chercheur de l’Institut des Corps Gras de Bordeaux, qui lui a indiqué que dans cette graine de pin, l’huile pouvait avoir un rôle à jouer. Ils ont monté ensemble un programme de recherche qui a duré une dizaine d’années, sur cette huile de graines de pin, pour en objectiver ses bienfaits et la découvrir. Nous sommes les seuls au monde à la produire dans le domaine de la cosmétique. Lorsque le chercheur est arrivé au bout de ses recherches, ils ont déposé un brevet. C’est là que la commercialisation de ce produit est arrivée. » En 2012 nait Océopin, avec l’envie et le besoin d’aller plus loin, celui d’utiliser l’huile de pin et ses bienfaits dans des produits de soin. C’est à ce moment-là que Marina s’engage dans cette histoire familiale.

Cette mystérieuse huile a de nombreuses vertus anti-âge globale, repulpante et apaisante pour les peaux très sensibles, elle entre dans tous les produits de la gamme Océopin. Chaque année depuis 2012 ils créent un nouveau produit à partir de cette huile et étoffent leur gamme. Une huile ingénieuse que la famille produit elle-même, ce qui est rare en cosmétique ; surtout pour les marques qui récoltent leurs actifs elles-mêmes. « On connaît notre produit de A à Z. On récolte dans les forêts de Nouvelle Aquitaine, on extrait la graine dans notre usine, à froid, et l’on obtient cette huile Uniquement dans cette région car c’est le foyer du Pinus Pinaster, le pin maritime, que l’on retrouve dans le sud-ouest. C’est une cueillette très manuelle, qui a lieu tout l’hiver d’octobre à mai, car il faut que les pommes de pin soient fermées. Si le soleil commence à agir, elles s’ouvrent et la graine s’en va. Nous les récoltons à la main, à hauteur d’homme. Puis elles arrivent dans notre usine où tout y est fait, on les fait ouvrir dans des fours à bois, très peu mécanisés. Il s’agit d’un processus artisanal. »

Une belle histoire familiale, pleine de valeurs environnementales et d’engagements, qui a tout de suite résonné en nous !

Comment définiriez-vous Océopin et vos engagements ?

Nous parlons souvent de naturalité puisque toute notre gamme est naturelle et bio. D’efficacité aussi, car nous avons fait beaucoup de recherches qui prouvent l’action positive des graines de pin. Nous avons réalisé beaucoup de tests in vitro et sur volontaires. Enfin, il est aussi question d’authenticité, car c’est une histoire familiale qui nous tient très à cœur. Nous sommes fiers de travailler en famille, et de faire perdurer ce savoir-faire. Nous allons le faire labelliser cette année par le label national EPV, « Entreprise du Patrimoine Vivant », label d’Etat qui met en valeur des savoir-faire français.

Le label BIO est important pour vous ?

Complètement. Cela s’est imposé à nous : nous avons des convictions assez ancrées dans la famille, des valeurs de développement durable, et le produit en lui-même s’y prêtait. La récolte des graines est tellement naturelle, à la main, sans processus industriel ou dénaturant, qu’il était logique que nous la fassions labelliser.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans vos recherches sur la graine de pin ?

Le biologiste qui a fait les recherches était passionné par les conifères, c’est ce qui l’a mené jusqu’à mon père, car il recherchait de la graine de pin. Il avait mis en évidence que dans les graines de conifères il y a de l’huile d’acide gras insaturés appelé Delta 5. Ce qui donne cet effet repulpant et redensifiant sur la peau. Il a également découvert que le pin maritime est celui qui contient le plus et de loin par rapport à toutes les autres espèces de conifères, de ces fameuses Delta 5, que l’on ne retrouve pas dans d’autres végétaux.

Nous continuons la recherche et le développement de cette huile avec l’Institut des Corps Gras de Bordeaux, ce qui est vraiment passionnant. Je pense que l’on va découvrir de nouvelles choses, nous prenons également en compte les retours de nos clients pour avancer.

Parlez-nous du gel lavant de l’édition limitée avec MyJoliBag

Il s’agit d’un produit hautement bio, comme toute notre gamme. Tous nos soins sont labellisés, mais nous avons un taux bien au-dessus de ce qui est demandé par la certification, afin d’aller plus loin. Un soin sans sulfates ni perturbateurs endocriniens qui contient donc une petite fraction d’huile de pin, ainsi que des actifs régionaux du littoral : du mimosa, une protéine de blé que nous achetons à un producteur de la région, du sel marin et un actif de fleurs d’oranger. C’est l’idée de ce produit et de tous ceux de la gamme. Nous souhaitons qu’ils puissent refléter le littoral atlantique où l’on s’inscrit.

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Le gel lavant est destiné à tous les types de peau même les plus sensibles, pour toute la famille et à partir de 3 ans pour les enfants. Il peut être utilisé pour le corps et les cheveux ce qui en fait un soin complet.

En revanche, notre préconisation est de ne pas proposer aux femmes enceintes des produits contenant des huiles essentielles même si le pourcentage est infime, comme c’est le cas pour ce produit. 

Pourquoi ce partenariat avec MyJoliBag ?

J’ai rencontré Stéphanie et Guénaëlle avant qu’elles lancent leur projet. J’ai tout de suite adhéré à leur démarche, je ne connaissais pas de formule destinée spécifiquement à la future et jeune maman. Je trouve leur concept très chouette, et j’espère qu’elles vont continuer sur leur lancée ! J’aime à la fois leur site internet, leur blog de conseils et leur engagement de proposer des produits naturels et respectueux de l’environnement. Et en plus je suis jeune maman donc raison de plus pour s’y intéresser ! Pendant la grossesse, on se pose forcément ces questions de naturalité dans les produits cosmétiques, c’est inhérent à cette période de la vie, cela a résonné en moi.

Photos © Océopin

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