Interview Douces Angevines : des huiles précieuses au cœur de notre nature

Une visite chez Douces Angevines est avant tout un voyage à travers ses sens, et son esprit. Le temps s’arrête, comme suspendu à une douceur qui nous enveloppe dans son cocon.

Michèle Cros est là, entourée de son équipe bienveillante et passionnée. Au départ discrète, elle commence ensuite à nous raconter, tout nous raconter… Sa vie d’abord, ses engagements envers la nature, envers l’autre. Puis cette marque hors du commun, qui est entourée d’une aura inédite. Des huiles uniquement, des fluides, dépourvus d’eau, chargés en plantes naturelles pour mieux offrir leurs bienfaits.

D’une jeunesse en Algérie à la création des Douces Angevines dans cette région si bien nommée, il n’y a eu qu’un pas pour Michèle Cros. Ses inspirations lui viennent d’ici et d’ailleurs, des mille senteurs d’Orient, et de son jardin fleuri aux odeurs incroyables.

Au milieu du chant des oiseaux, bercées par la voix douce de la fondatrice, nous découvrons comment tout a commencé, il y a 22 ans.

IMGL3470

Trois mots pour définir Douces Angevines ?

Vivant : les produits sont vraiment vivants, chacun est une entité complexe en harmonie avec la nature.

Poésie : nous avons une appréhension poétique et holistique du vivant.

Efficacité naturelle : reliée aux plantes que nous utilisons, et à nos recherches approfondies sur les actifs précieux des plantes

Quels sont vos engagements envers les femmes enceintes et les tout petits ?

Ma seconde maternité a été pour moi, il y 27 ans, une prise de conscience d’un mode de vie que je souhaitais nouveau et tourné vers la nature. Nous allions chez des maraîchers bio, pionniers en la matière, nous y faisions la cueillette nous-mêmes, nous avons ensuite emmené notre fils, qui lui aussi allait chercher des fruits et des légumes. Porter mon enfant a aussi été un déclencheur, une prise de conscience de ma responsabilité et de ma transmission. Les produits que je façonne sont totalement naturels, engagés et éthiques. Tous ne sont pas destinés aux femmes enceintes car certains contiennent des huiles essentielles qui sont déconseillées pendant la grossesse. Mais d’autres comme le Baume de Diane, qui galbe et raffermit le buste, ou encore L’Amour aux trois Oranges qui protège la peau sont totalement sains et efficaces pour les femmes enceintes.

Pour les produits destinés aux bébés, comme la Fée Luzette ou la Fée Proprette, ils sont créés pour une totale innocuité avec une réelle recherche dans la composition végétale entièrement naturelle, pure et sans aucun additif pour la toilette et le bien-être des tout petits.

On ferme les yeux, guidez-nous dans un labo de Douces Angevines !

Des plantes comme la violette sont cueillies dans la journée, lorsqu’il fait beau, un jour correspondant à un jour fleur dans le calendrier des jardiniers. Une fois cueillies, ces petites fleurs fraîches sont tout de suite intégrées et mises à infuser dans des huiles (pour la violette par exemple, pour d’autres cela peut être dans de l’alcool, ou du vinaigre de cidre…). Mes études d’herboristerie m’ont fait appréhender toute la connaissance actuelle sur les composants tels qu’on les connaît aujourd’hui, mais aussi toute l’histoire qu’ils racontent  et qui m’intéresse autant.

Remonter dans l’histoire aux temps les plus anciens où ces plantes étaient utilisées… J’ai ensuite adapté des recettes pour en faire aujourd’hui des produits abordables pour tout le monde. Ensuite, la préparation est mise à macérer (l‘été les bonbonnes de macération sont en plein soleil, l’hiver elles se font en intérieur au bain marie avec des températures très douces pour ne pas non plus forcer et éliminer des actifs intéressants). Puis filtrée, cette macération va être intégrée à des compositions complexes.

J’ai élaboré au fil du temps une cinquantaine de produits. Je crée des mélanges de ces macérations de plantes, fraîches et sèches.

Je mélange différentes huiles essentielles ensemble en fonction des synergies et des huiles végétales qui ont vraiment un intérêt pour la peau. Je vais utiliser par exemple la bourrache, la rose musquée, la jojoba, l’argan, la noisette, l’huile de nigelle… Mais aussi des huiles plus courantes utilisées dans la cuisine.

Ces mélanges sont fait sur place dans le laboratoire. Lorsque le produit est prêt, je le dynamise. La dynamisation est très importante, liée à la fluidité. Je l’ai appris avec des biodynamistes et des pharmaciens qui font des préparations homéopathiques et dynamisés. C’est une façon de remuer le liquide, de lui donner des mouvements qui vont créer une sorte de vortex, pour une qualité énergétique différente.

Depuis le départ, j’ai choisi de ne pas utiliser d’eau, et de ne pas faire d’émulsion, contrairement aux crèmes, aux laits. Cela m’a permis de faire des compositions vraiment riches en principes actifs végétaux, sans excipient inerte ou neutre.

Le produit se repose un peu, et passe côté conditionnement, remplissage, étiquetage, mise en packaging, et en voyage !

unnamed

Quels sont vos ingrédients préférés ?

J’aime bien le millepertuis, c’est une plante utilisée depuis au moins le Moyen-Âge, elle a des vertus très intéressantes. C’est une petite fleur jaune, qui a un côté un peu magique et pourtant souvent mal aimée.

Pour les senteurs, j’aime beaucoup le néroli, l’huile essentielle de fleur d’oranger amer, liée à des mémoires de voyages et d’enfance en Algérie. J’aime énormément l’odeur de la rose. La tubéreuse aussi, qui fait des fleurs blanches rosées aux odeurs de paradis.

Quels sont les ingrédients que vous fuyez ?

Les conservateurs par exemple, tout ce qui dénature les plantes, qui n’en ont pas besoin.

Quel est le produit phare de Douces Angevines ?

Le premier est symbolique, il est toujours là, et contrairement à d’autres sa formule est toujours la même : c’est L’Aube d’Eté. Il s’agit du premier que j’ai créé, pour moi, après mes études d’herboristerie. De fil en aiguille, j’en ai élaboré d’autres, mes proches me faisaient des demandes particulières, c’est comme cela que tout s’est construit.

Il s’appelle Aube d’Eté pour la poésie, en hommage à Arthur Rimbaud que j’aime beaucoup, excellent botaniste dans certains de ces poèmes de jeunesse.

Un conseil beauté pour les futures mamans ?

Pour le corps, je trouve important de préserver l’élasticité, d’aider la peau à l’avoir, pour pouvoir ensuite retrouver sa forme. Il y a aussi une douceur à respecter, des produits qui possèdent cette douceur, puisque certaines huiles essentielles sont déconseillées pendant la grossesse.

Le Baume de Diane va aider la peau à ne pas avoir de vergetures, et si toutefois elle en a, à un resserrement et une cicatrisation. Cette huile est idéale pour le buste. Pour le reste du corps, L’amour aux trois oranges ou L’idéale ont des senteurs différentes mais sont tout autant nourrissantes.

_MGL2450

Quel est le rêve de Douces Angevines ?

Réussir à faire perpétuer cette marque, dans cette qualité, de produits très sains, doux et énergétiques, une marque artisanale pure.

La possibilité de cette extraordinaire qualité artisanale doit se préparer aussi dans un autre stade de croissance. Ma fille travaille déjà pour les Douces Angevines, il y a aussi la transmission, qui est essentielle. Mon rêve serait de continuer dans la recherche de parfums, je travaille à l’élaboration d’eaux de parfum totalement naturelles, je souhaite pouvoir continuer dans cette voie.

Douces Angevines dans 10 ans ?

J’aurai transmis, sûrement, et j’espère, encore davantage !

Des produits fascinants à retrouver dans les coffrets MyJoliBag !

Photos © Douces Angevines & Caroline Bizard

Pour retrouver l’interview de Daylily Paris, c’est par ici !

1 Commenaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *